Dimanche 23 janvier 2022

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Inondations et tempêtes. Que fait l’Europe? Et quel impact pour nos porte-feuilles?

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Lien vers la conférence du 9 octobre

 

COMPTE-RENDU de la conférence

« Inondations et tempêtes ! Que fait l’Europe ? 

Quelles conséquences pour notre portefeuille ? »

 Organisé par le Mouvement des Citoyens pour le Changement (MCC)

 Bruxelles – BELGIQUE

Contexte

Cette conférence-débat traitait du réchauffement climatique et des grandes orientations énergétiques prises et à prendre en matière énergétique.  Ces questions sont d’actualité à plus d’un titre :

1° La Belgique a subi des intempéries dévastatrices en juillet 2021 ;

2° Les prix de l’énergie sont orientés à la hausse ;

3° Le MCC défend la prolongation du nucléaire en tant qu’énergie de transition et en complément aux énergies renouvelables ;

4° Une marche pour le climat a mobilisé environ 30.000 personnes à Bruxelles le lendemain de notre événement ;

5° Du 31 octobre au 12 novembre 2021, se tiendra la COP 26 à Glasgow ;

Nous sommes donc à la croisée des chemins et notre événement tombe au meilleur moment pour nous éclairer sur ces questions.

Ce contexte a été rappelé par Marie-Christine Marghem, Présidente du MCC, Députée et ex-Ministre de l’énergie belge, dans son introduction.

 

Avant-propos

 

Nous remercions Domenico Rossetti, Secrétaire politique du MCC, qui a élaboré le programme de cet événement, avec le concours de l’équipe exécutive du MCC.

Nous remercions également nos invités dont les interventions ont apporté un niveau de qualité élevé à notre conférence-débat :

  • Monsieur Jean-Pascal van Ypersele, Professeur à l’UCL et ancien vice-président du GIEC.
  • Monsieur Marc Antoine Eyl-Mazzega, Directeur du Centre Energie et Climat de l’IFRI.
  • Monsieur Benoit Quittre, PDG de CO2logic.

Nous remercions bien entendu notre présidente du MCC, Madame Marie-Christine Marghem, qui a assuré de main de maître la bonne tenue des débats.

Nous remercions encore tous les élus, personnalités, adhérents et citoyens qui ont participé à cet événement.

Nous tenons aussi à remercier les organisateurs de la Conférence sur l’avenir de l’Europe qui permet aux citoyens de s’adresser directement aux instances européennes.

Pour élaborer ce compte rendu, nous allons synthétiser le contenu des exposés et débats et essayer d’en tirer les enseignements et priorités.

Objectif

L’objectif de cet événement visait à mieux comprendre le changement climatique, les politiques et mesures européennes avec tous les enjeux qui en découlent, notamment en termes de technologies et de comportements, et ce que cela engendre pour nos systèmes socio-économiques et nos modes de vie.

1ème partie : Aspects scientifiques du changement climatique et conséquences attendues, avec Jean-Pascal van Ypersele.

Le CO2 est un gaz invisible et « isolant ».  Nous épaississons la couverture isolante en émettant bien plus de CO2 que ce que la nature peut absorber.  L’augmentation de cette couche isolante entraîne une augmentation des températures.

Si la corrélation entre l’épaississement de cette couche isolante de CO2 et l’augmentation des températures est établie, l’influence humaine dans l’augmentation des émissions de CO2 est notable depuis 1950.

Nous constatons également une augmentation des périodes caniculaires en Europe qui ont entraîné un grand nombre de décès en 2003 et en 2020.  L’air plus chaud engendre également une plus grande quantité de vapeur d’eau dans l’air, ce qui provoque des pluies plus intenses.

Les sècheresses ont des conséquences sur l’agriculture.  Les pluies plus intenses augmentent les risques d’inondations.  La fréquence et l’intensité de ces évènements extrêmes augmenteront avec la hausse attendue de la température.

Les continents se réchauffent plus vite que l’océan, et l’Arctique est particulièrement touché, dont la calotte glacière, ce qui entraînera une élévation du niveau de la mer.

La capacité d’absorption des océans et des forêts est évaluée à 20 milliards de tonnes de CO2 alors qu’il y a 40 milliards de tonnes de CO2 émises.  Ce sont donc 20 milliards de tonnes de CO2 qui s’accumulent dans l’atmosphère et, par un phénomène de saturation, risquent d’accroitre l’acidité de l’océan.

Cette capacité d’absorption naturelle diminue.

En juillet 2021, les incendies de forêts dans le monde ont rejeté 1,2 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Et les incendies de forêts sont toujours plus nombreux.

Le CO2 représente 80% des gaz à effet de serre.  Les émissions de méthane (fuites de gaz, ruminants…) viennent en second rang.  L’oxyde d’azote est mauvais pour la santé humaine mais n’est pas un gaz à effet de serre.

Les transports routiers et aériens sont considérés comme les secteurs les plus réticents aux efforts de réduction d’émissions.  L’électricité représente 20% de l’énergie consommée, le reste est lié aux transports, aux chauffages des bâtiments, à l’industrie…

Enseignements et priorités :

  1. Viser la neutralité carbone le plus rapidement possible, c’est-à-dire ne pas émettre plus de gaz carbonique que ce que la nature peut en absorber. Les réductions partielles ne suffisent pas car c’est l’épaississement de cette couche isolante de CO2 qu’il faut arrêter.
  2. Préparer nos forêts au risque croissant d’incendie, car la quantité de CO2 émise par ces incendies est énorme.
  3. Prendre des dispositions par rapport au risque croissant de sècheresse et d’inondations.
  4. Préserver la capacité d’absorption du CO2 de nos forêts, des zones vertes et des océans.
  5. Circonscrire les émissions de méthane qui sont tout aussi graves.
  6. La part de l’électricité (20 % de l’énergie consommée aujourd’hui) va augmenter considérablement avec la transition énergétique et il faut assurer le développement de technologies dé carbonées.

 

2ème partie : Mesures « énergie-climat » de l’UE pour atteindre 55% de réduction de gaz à effet de serre en 2030, avec Marc-Antoine Eyl-Mazzega.

 

L’Europe s’est rendu compte que nous n’avons pas d’autres solutions que d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.  Elle a donc pris des engagements intermédiaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% à l’horizon 2030. La Commission européenne a présenté un paquet législatif ‘Fit for 55’ à la mi-juillet 2021 qui touche tous les secteurs de l’économie et de la société. Ces propositions sont à présent en discussion au Parlement européen et au Conseil.

Au niveau international, la situation est grave.  Si l’Europe et le Royaume-Uni sont leaders dans leurs engagements à réduire leurs émissions de CO2, les Etats unis, le Japon, le Canada et l’Australie font moins d’efforts.  Le Mexique, la Corée du sud et le Brésil sont à la traîne.  La Chine, l’Inde et les autres pays émergents continuent d’augmenter leurs émissions.  Ils n’en sont donc pas encore au stade de la réduction.

L’Europe a mobilisé ses états membres pour fixer les ambitions.  Maintenant, on passe à l’action !

A la suite des élections européennes qui ont donné une impulsion aux enjeux climatiques, la présidente de la commission, Ursula von der Leyen, a annoncé un ambitieux Pacte vert (Green Deal) qui vise la neutralité carbone et la réduction des émissions de tous les gaz à effet de serre avec une stratégie de croissance et de bien-être.

A la suite de la crise du Covid, cette stratégie de croissance s’est muée en une stratégie de relance qui repose sur deux piliers : la transition énergétique et la transition digitale.

Outre la loi climat, l’Europe met en place une taxonomie verte, c’est-à-dire un système de classification des activités pour atteindre la neutralité carbone et pour lesquelles des investissements financiers européens sont envisagés.

Il existe des tensions avec des opposants au nucléaire et par rapport au gaz naturel qui pollue et a un impact sur les changements climatiques.  A terme, il faudra se passer du gaz naturel, mais en cours de transition (fermeture des centrales au charbon par exemple), cette source d’énergie aura un rôle clé à jouer.

Le Green Deal est un ensemble de propositions législatives pour converger vers cet objectif de baisse de – 55% de gaz à effet de serre, mais c’est aussi une stratégie industrielle.  Ces propositions concernent :

 

  • les énergies renouvelables,
  • les biocarburants,
  • l’efficacité énergétique,
  • la poursuite du renforcement des contraintes sur les normes d’émissions des véhicules,
  • la fiscalité carbone,
  • la stratégie liée aux gaz à effet de serre,
  • l’Emission Trading Scheme,
  • l’accompagnement à une politique de redistribution sociale,
  • un resserrement des quotas d’émissions de CO2 mis à disposition des industriels,
  • un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières qui vise à protéger nos industries de la concurrence étrangère à forte émissions et éviter les délocalisations d’activités industrielles…

 

Dans ce paquet, il manque encore des choses (nouvelles capacités bas carbone, dimension extérieure…) et le parcours législatif n’est pas terminé. Alors qu’il s’agit d’un moment crucial pour l’Europe, certains pays (Pologne, Hongrie) pourraient bloquer ce processus dans un contexte de crise des prix de l’énergie, finalement assez conjoncturel.

A propos du coût, plus on avance dans les efforts de réduction de gaz à effet de serre, plus la tonne de CO2 augmentera… Ce ne sera pas une période de coûts bas.  La transition bas carbone va couter très cher.  Les capitaux sont là, il y aura des coûts et des bénéfices, et il faudra une redistribution efficace en faveur des citoyens les plus vulnérables (cf. Just Transition Fund). Il va falloir accompagner ceux qui ne savent pas suivre cette transition. Utiliser sa voiture thermique va coûter plus cher au citoyen.  Subventionner massivement les alternatives aura également un coût pour les Etats.

Avant de toucher trop fortement le portefeuille des citoyens, notre orateur suggère de mettre la priorité sur la décarbonation de la production électrique, la décarbonation de l’industrie et la réduction des émissions du secteur agricole.

Même si la part de l’Europe est faible dans les émissions mondiales (environ 8%), notre continent est pourtant un grand émetteur historique, d’où sa responsabilité sur la question par rapport au reste du monde.  Elle peut agir, pas seulement en matière d’aide au développement mais aussi en utilisant l’instrument puissant de la politique commerciale, par exemple en ne signant pas d’accord de libre-échange sans y incorporer l’aspect climat.

En fixant un prix du carbone à la frontière, avec des critères environnementaux imposés, on va amener les industriels du monde entier à s’adapter.  Nos normes vont donc avoir un impact au-delà de nos frontières, notamment en matière de transport aérien et maritime.

Il faut continuer à être leader dans le verdissement de la finance en définissant des standards rigoureux en matière d’activités vertes.

En ce qui concerne la production de batteries, les industriels européens se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient plus être dépendants des asiatiques. Ces batteries représentent près de 50% du coût d’un véhicule électrique.  Il y a aussi la question de l’empreinte écologique de ces batteries, très importante en termes d’image.

Aujourd’hui, on construit en Europe suffisamment d’usines de cellules de batteries pour assurer notre approvisionnement futur et même en exporter.  Il y a une stratégie en amont sur les métaux critiques et une évolution majeure à propos de l’empreinte carbone et le recyclage dans la production des batteries.  Mais surtout, il y a une relocalisation de l’industrie (cf. European Alliance on Batteries).

D’autres normes seront mises en œuvre en ce qui concerne les productions d’électricité, d’engrais, d’acier, de ciment…

Le problème de l’Allemagne avec ses mines de lignite et l’utilisation du charbon a été évoqué.  La sortie du nucléaire a provoqué des coûts croissants et les énergies renouvelables ne se développent pas assez vite (il faudrait aller 6 fois plus vite dans leur déploiement, ce qui est illusoire).  La stratégie allemande est un échec car le charbon devient cher.  Les Allemands vont donc mettre l’accent sur la décarbonation de l’industrie et sur les véhicules électriques.

En Belgique, Mr Eyl Mazzega estime qu’il est illusoire d’attendre des progrès fulgurants dans l’efficacité énergétique et la réduction des émissions des transports.  De plus, nous ne pourrons plus compter sur les voisins pour bénéficier d’électricité quand on en aura besoin car il n’y aura plus de surcapacités.  Le renouvelable ne peut pas tout, il faut raison garder et maintenir de gros outils de production électrique.  La question du nucléaire doit donc être posée sérieusement et non de manière dogmatique.  De plus, les tensions dans le domaine électrique rendent le scénario catastrophe d’un black-out de plus en plus probable.

Question d’actualité : l’octroi des chèques « énergie » pour répondre à l’envolée des prix équivaut à subventionner de l’énergie en grande partie fossile, ce qui n’est pas la meilleure des solutions.  Il faut au contraire renforcer les mesures d’incitations.

Enfin, sur l’incompatibilité de la taxe carbone avec les règles de l’OMC, notre orateur estime que ces règles intègrent justement des considérations plus environnementales.

Enseignements et priorités :

  1. Nous ne pouvons pas nous passer du nucléaire car cela rendrait le scénario catastrophe d’un black-out de plus en plus probable.  Il n’y aura pas assez de réduction des besoins et d’augmentation des énergies renouvelables pour compenser la production d’énergie nucléaire qui serait perdue et nous ne pouvons pas compter sur l’énergie importée car il n’y aura plus ou peu de surcapacités.
  2. Ne pas subventionner directement ou indirectement l’énergie fossile.
  3. Renforcer les mesures d’incitation en faveur du renouvelable ou de l’efficacité énergétique.
  4. L’Europe est le moteur du monde pour la transition énergétique, car elle s’impose des règles à elle-même mais aussi au reste du monde par sa politique commerciale et par ses règlementations.
  5. L’Europe met en place une capacité industrielle essentielle dans la production de batteries, pour moins dépendre de l’Asie, pour relocaliser cette activité essentielle, pour réduire l’empreinte carbone et maitriser le recyclage.
  6. La transition énergétique va coûter très cher et sera sans doute inaccessible pour les plus précarisés, d’où la question de la redistribution pour les aider.

 

3ème partie :  Impact de ces mesures sur les entreprises et les communes belges, avec Benoit Quittre.

 

Parcours de transition climatique des organisations (de l’ambition à l’action) :

 

  • Diagnostic environnemental (évaluation de l’empreinte carbone, niveau d’émission) ;
  • Formulation de l’ambition (trajectoire pour se mettre en ligne avec les objectifs de réduction des émissions) ;
  • Réduction de l’empreinte (réduction des émissions, chaque année, prendre des mesures supplémentaires à tous les niveaux) ;
  • Contribution au financement de l’action climat (contribuer aux réductions des émissions ailleurs pour réduire ce qui est incompressible par des compensations) ;
  • Transparence et communication (le faire savoir pour les consommateurs et partenaires commerciaux : label CO2neutre).

 

A titre d’exemple, l’entreprise UCB a mis en œuvre une bonne pratique. Elle a établi un bilan carbone en 2015 (plus de la moitié des émissions provenait des biens et services, voyages, transports…). L’entreprise a formulé ses ambitions selon les « science-based targets » (trajectoires au travers desquelles l’entreprise se fixe un objectif de réduction de 35% de ses émissions) et a ainsi réduit son empreinte carbone en agissant sur les émissions directes et indirectes (Panneaux solaires, se fournir en électricité verte, flotte en non fossile, ne pas utiliser l’avion pour la logistique, privilégier le transport maritime, par l’engagement des fournisseurs). Enfin, UCB a financé des actions climat (comme son engagement à protéger 10 000 hectares en Afrique par des reforestations pour compenser ses émissions incompressibles).

 

Plan « climat » communal.

 

Pourquoi impliquer les communes ?  Parce qu’elles ont des compétences en matière d’aménagement du territoire, de gestion de patrimoine immobilier, d’aménagements cyclables, dans la gestion d’espaces verts et de logement social.

 

Il existe aussi la signature de la Convention des Maires au niveau européen qui vise une réduction de 40% des émissions d’ici 2030 en adoptant une approche d’adaptation et/ou la création d’un plan d’action climat communal.

 

Illustration de plans « climats » communaux

 Diagnostic environnemental (évaluation des émissions de gaz à effet de serre, diagnostic d’adaptation face au changement climatique et ses conséquences, qualité de l’air) ;

  • Module participatif en vue de l’émergence de solutions (enquêtes et ateliers avec les employés communaux et les habitants) ;
  • Formulation des objectifs stratégiques et opérationnels (atténuation ou priorisation en fonction des sources d’émissions, la réponse aux vulnérabilités diagnostiquées) ;
  • Création d’un plan d’action (phasage et budgétisation des actions).

 

Quelques exemples : des efforts en matière d’achats groupés, notamment d’énergie verte, placement de bornes de recharge pour les véhicules électriques, etc.

 

Selon Benoit Quittre, la philosophie est claire : tout le monde doit apporter sa contribution.  Il faut réduire l’utilisation de sa voiture, baisser la température de son chauffage, limiter ses voyages…

 

Spécificités rurales.  Les émissions et les actions ne sont pas les mêmes.  La problématique des transports en commun ou d’autres alternatives à la voiture individuelle dans les zones rurales constitue un vrai problème.

 

Il y a des standards internationaux et des normes qui se mettent en place.  Des incohérences dans les indicateurs des plans régionaux en matière de réduction de gaz à effet de serre ont été constatées.  Il va falloir fixer des normes et c’est tout l’intérêt de la COP 26 de Glasgow de fin 2021.

 

A la question que les gens se posent lorsqu’il s’agit d’acheter des véhicules électriques ou thermiques, il est répondu que la distance moyenne d’un déplacement en Belgique est de 4km, ce qui est extrêmement polluant.  Il faut donc repenser sa mobilité et éviter le recours à la voiture, en particulier les voitures très lourdes (SUV de 3 tonnes) qui sont des aberrations écologiques, à taxer fortement.

 

Ecolo veut remplacer le nucléaire par le gaz naturel.  Se passer du nucléaire et du fossile n’est pas possible.  Arrêter le nucléaire pour le remplacer par le gaz va augmenter les émissions, ce qui n’est pas recommandable.  Benoit Quittre précise en outre qu’on ne parviendra pas à ne plus émettre de CO2.  Le but est tout simplement de ne pas émettre plus de carbone que ce que la nature peut absorber.

 

Il faut plus de flexibilité pour les personnes les plus vulnérables.  La solidarité doit rester importante et le rôle de l’Etat est crucial.  Mais chacun doit faire sa part du mieux qu’il peut…

 

Enseignements et priorités :

  1. Mettre en place des incitants structurels pour les véhicules électriques et des taxes carbone pour les véhicules polluants.
  2. Trouver des solutions de mobilité propre appropriées aux zones rurales, moins desservies par les transports en commun.
  3. Modifier ses habitudes de consommation en fonction de l’empreinte écologique des produits.
  4. Favoriser l’utilisation de véhicules légers, électriques et partagés.
  5. Favoriser le train par rapport à l’avion quand c’est possible et en tout cas pour les courtes distances (moins de 500/600 km).
  6. Favoriser le transport de marchandises par bateau plutôt que par avion.
  7. Encourager la reforestation et une meilleure gestion des forêts.
  8. Promouvoir les attitudes écoresponsables, comme baisser son chauffage et mettre un pull.

 

Conclusion

Nous avons été ravis d’organiser cet événement dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

Notre conférence débat a concerné un sujet d’actualité extrêmement important.  L’espace d’un week-end, nous avons été le Mouvement des Citoyens pour le Climat !

Ce sujet est tellement vaste que nous n’avons pas pu y aborder toutes les questions.  En matière de mobilité propre, par exemple, l’automatisation des transports va considérablement nous aider à réduire nos émissions de CO2.  Nous organiserons dans le futur d’autres évènements spécifiques pour traiter de cette matière en particulier.

Cette conférence nous conforte dans notre soutien à la prolongation du nucléaire en tant qu’énergie de transition en Belgique et en complément à l’augmentation du renouvelable.

Mais surtout, nous sous-estimons gravement les besoins futurs en électricité qui vont être multipliés.  Nous avons besoin d’une énergie propre, en quantité suffisante et à un prix abordable.  Cette perspective semble pour le moins incertaine et c’est très inquiétant pour l’avenir.  Une politique énergétique digne de ce nom est absolument nécessaire pour répondre à ce besoin.

Tous les enseignements, priorités et idées que nous défendons se retrouvent dans le corps de ce compte rendu.

Nous espérons que l’équipe de la Conférence sur l’avenir de l’Europe profitera de notre contribution.

 

Xavier VANOEKEL,

Président du Parlement des animateurs du MCC,

pour l’équipe exécutive du MCC.

 

 

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