Lundi 23 novembre 2020

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La volonté de réussir

Deprez : “Ce ne sera pas la dernière réforme”

Le sénateur MR-MCC estime que le pays évoluera encore au gré des réformes. Mais tant que les citoyens le souhaiteront, il y aura toujours un Etat belge.
Gérard Deprez, sénateur MR-MCC, analyse les chances de réussite de la mission Di Rupo.

Vous avez participé à trois grandes réformes de l’Etat. Celle du moment est-elle comparable aux précédentes ?

Il y a de grandes différences : d’abord, à l’époque, il n’y avait pratiquement pas de classe politique régionale, nous étions tous des fédéraux. Ensuite, on pouvait faire une majorité politique des deux tiers avec deux grandes formations politiques. Maintenant, les trois grandes familles ne suffisent plus. Enfin, en Flandre, on n’avait pas un parti nationaliste autonomiste qui était le premier parti du pays. Cela modifie radicalement le contexte.
….

Une des réformes à laquelle vous avez participé s’appelait “la dernière phase” de la réforme de l’Etat. Vous vous êtes donc trompé…

Oui, mais à l’époque, je savais qu’il restait un certain nombre de brûlots : la périphérie, les moyens financiers, Bruxelles. Aujourd’hui, vu l’évolution des mentalités et quelle que soit l’ampleur de la réforme actuelle, je pense que cette réforme ne sera pas la dernière. Jean-Luc Dehaene m’a toujours dit : “Pour vous, Latins, la Constitution est une Bible; pour nous, Germains, c’est un texte évolutif.” Il doit y avoir un point d’équilibre, même si chaque point d’équilibre comportera toujours des éléments qui alimenteront une correction ultérieure.

A force de transférer des compétences du fédéral vers les entités, il ne restera plus d’Etat fédéral, finalement…. La scission est-elle proche ?

Quand on aura transféré certains volets de compétences en emploi, par exemple, les entités fédérées réclameront de nouveaux instruments. Pareil en Justice ou en soins de santé. J’ai perdu l’illusion que l’on arrive à la fin de la réforme de l’Etat. Mais moi, je ne crois pas à la fin de l’Etat belge. Je pense que la classe politique a du mal à adapter le cadre institutionnel à la nouvelle réalité politique. Mais tant que vous aurez au Nord, au Sud et au Centre du pays, une volonté de la population de garder un Etat belge, il y aura un Etat belge. Le jour où la population enverra au Parlement fédéral une majorité de gens qui voudront l’autonomie absolue ou l’indépendance, ce sera terminé. Mais c’est la population qui l’aura choisi.

Si cette négociation échoue … ?

Je suis un optimiste de la volonté. Mettons toutes les énergies en commun pour que cela réussisse. Si cela échoue… nous serons dans une situation très délicate en matière de crédibilité sur le plan des finances publiques. Même si le gouvernement d’affaires courantes fait un budget 2012, les problèmes structurels resteront. S’il n’y a pas d’accord, nous donnerons une prime à ceux qui ne veulent pas d’accord : à la N-VA. Ce scénario conduirait à une situation deux fois pire.
(…)

© La Libre Belgique 2011

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