Jeudi 26 novembre 2020

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Message de Gérard Deprez aux négociateurs du prochain gouvernement

Quo vadis Belgium ?

« Nil Volentibus Arduum » – « A cœurs vaillants, rien d’impossible ! » Extraordinaire ! C’est la première phrase prononcée en latin le soir même des élections par Bart De Wever devant ses partisans enthousiastes rassemblés en masse pour célébrer une victoire électorale historique.

Saluons cette phrase avec les honneurs qu’elle mérite. C’est d’abord une superbe figure de style, un acrostiche horizontal des trois lettres emblématiques du parti NVA. C’est ensuite l’irruption de la culture classique dans le discours politique, l’affirmation d’un conservatisme assumé, cultivé, enraciné. C’est enfin une belle preuve d’intelligence politique, une phrase destinée à galvaniser, sans rien promettre pour autant. Tout le contraire du fameux « il suffit de cinq minutes de courage politique » dont Yves Leterme n’a pas cessé de payer le prix. Proficiat Bart !

« Qui nescit dissimulare, nescit regnare » – « Celui qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner ». C’est, à mes yeux, la phrase qui explique le mieux la victoire incontestable du PS en particulier en Wallonie. Sur l’origine de la crise financière, bancaire et économique, aucun doute n’est possible : c’est une crise libérale ! Sur le montant de 22 milliards d’euros à économiser d’ici 2015, pas de problème à se faire : les fraudeurs, les opérateurs financiers et les secteurs énergétiques paieront ! Mieux, les citoyens ont le droit, malgré la crise, d’être davantage choyés par l’Etat : les pensions vont augmenter, les allocations familiales de même, les prix seront contrôlés. Avec le PS, l’Etat sera stable, les emplois durables, l’austérité exclue ! Bravo Elio !

Voici donc face à face les deux champions choisis par les électeurs le 13 juin.

Avec, au fond, une seule grande question : Quo vadis, Belgium ? Où vas-tu, Belgique ?

Sur quelle réforme de l’Etat, l’indépendantiste flamand et le fédéraliste wallon parviendront-ils à s’accorder ? Avec quels partenaires ? Quelle solution pour BHV ? Quel statut et quels moyens financiers pour Bruxelles ? Quelles compétences resteront du ressort de l’Etat central ? Quelle loi de financement sera en mesure de permettre aux entités fédérées d’assumer la charge de leurs nouvelles compétences tout en garantissant à l’Etat central les moyens nécessaires pour payer la solidarité et faire face au coût du vieillissement ?

Sur quelle politique économique et budgétaire, l’assainisseur flamand et le Saint-Nicolas wallon trouveront-ils un accord ? Bart renoncera-t-il à recadrer les prépensions ? Avalera-t-il l’impôt sur la fortune réclamé par le PS ? Elio pourra-t-il, en pleine période d’austérité, forcer des dépenses supplémentaires à hauteur de sept milliards d’euros ?

A l’évidence, la partie sera serrée, tant les différences pour ne pas dire les antagonismes paraissent considérables.

Et pourtant, nous devons souhaiter qu’ils réussissent. Aucun Belge n’a intérêt à ce que notre pays devienne économiquement et budgétairement une sorte de Grèce du Nord.

Aucun Belge n’a intérêt à ce que notre pays devienne un paralytique institutionnel ou l’antichambre d’une sorte de Tchécoslovaquie de l’Ouest.

Allez, Bart. Allez, Elio. In medio virtus.

Gérard DEPREZ

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