Jeudi 13 août 2020

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Parlement des Animateurs

Comment éviter la précarisation de la classe moyenne ?

C’est à cette question qu’ont tenté de répondre Philippe DEFEYT et Anne DEFOSSEZ devant les Animateurs du MCC réunis pour la « journée des parlementaires du MCC »le 14 mars dernier.

80% des gens déclarent appartenir à la classe moyenne, mais on peut considérer que, dès que l’on peut consacrer 1/3 de son revenu à d’autres types de dépenses que des dépenses de base, on fait partie de la classe moyenne, explique Philippe DEFEYT. Il faut cependant faire une distinction entre la classe moyenne inférieure et la classe moyenne supérieure.
Les classes moyennes s’inquiètent pour leur avenir. D’où proviennent ces inquiétudes ?

  1. Il y a une crainte générale de déclin qui s’est installée.
  2. Des craintes aussi pour la génération qui suit, les gens pensent que ce sera plus difficile pour leurs enfants.
  3. Des craintes pour leur retraite.
  4. La classe moyenne inférieure trouve que ceux qui sont moins nantis qu’eux ont trop d’avantages par rapport à ce qu’ils ont, eux.

Si ces craintes sont parfois non fondées, certaines sont parfois, en partie, justifiées.
Quels sont les principaux problèmes qui se posent actuellement?
Le prix à payer pour satisfaire un certain train de vie est, pour certains, de plus en plus élevé, en particulier quand on a de jeunes enfants. Est-ce une question de pouvoir d‘achat ? Au sens strict, non, pour les classes supérieures, oui, pour les classes inférieures.
Nos habitudes de consommation ont fortement évolué. La consommation aujourd’hui a 3 caractéristiques : on ajoute des couches à des couches, on est toujours amené à faire d’autres achats, la durée d’usage d’un produit est très réduit. Et donc, en réalité, le problème n’est pas vraiment celui du pouvoir d’achat, le problème est davantage celui du VOULOIR d’achat. En fait, globalement, nos attentes augmentent beaucoup plus vite que nos revenus.
Les personnes, en bas de l’échelle des revenus, quant à elles, ont effectivement perdu entre 10 et 15% de pouvoir d’achat. Grosso modo, les personnes les plus fragilisées sont les locataires se chauffant au mazout. Comment définir la pauvreté ? Est pauvre toute personne qui dispose de – de 60% du revenu médian. En Belgique, il y en a 15%.

Pour en finir avec cette pauvreté, il faudrait augmenter globalement de 10% les bas revenus. Ce qui représente environ 100 euros par mois en moyenne par ménage. Je n’ai pas l’impression que ce serait inatteignable, commente Philippe Defeyt.
Nous sommes complices d’une société qui a changé sa vision du monde. Nous trouvons normal aujourd’hui que le revenu minimum garanti augmente moins vite que le salaire moyen !!!

Anne DEFOSSEZ a, de son côté abordé le problème du surendettement des ménages en Belgique.
Nous sommes dotés, en Belgique, d’un outil très efficace pour lutter contre le surendettement : la LCC, la loi sur le crédit à la consommation. Depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, le prêteur a un devoir de conseil et il a l’obligation de vérifier la solvabilité des demandeurs. Cela a eu un impact bien visible sur le terrain.

La centrale « positive » de la Banque Nationale enregistre tous les crédits. 56.2% de la population majeure est enregistrée dans cette centrale. Il y a 1.57 contrat de crédit par personne, ce qui est peu. La centrale « négative » enregistre les gens en situation de non-paiement. Cela représente seulement 4% de la population majeure. Cependant, en 2008, on note une augmentation du nombre d’emprunteurs en défaut de paiement. De plus en plus de personnes font appel au « règlement collectif de dettes ».
Les ouvertures de crédit ne cessent de progresser : 46.9% de la totalité des crédits. Or, c’est le crédit le plus coûteux. Et les défauts de paiement sur ce type de crédit augmentent.
Le surendettement trouve son origine dans un événement subit : maladie, accident, divorce, etc. ou dans une pathologie : assuétudes, alcoolisme, etc. Le vécu des personnes surendettées est très dur. La plupart ne savent même pas activer les protections prévues pour eux par les lois.
Anne Defossez a ensuite indiqué plusieurs pistes à explore pour l’avenir.

  1. encourager le crédit social.
  2. organiser des « ateliers » de consommateurs. Miser sur l’éducation.

Nos deux orateurs sont tombés d’accord sur une mesure qui devrait être prioritaire : le droit à une subvention pour ceux qui sont dans les conditions pour obtenir un logement social et qui n’en ont pas reçu.

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