Lundi 23 novembre 2020

Le MCC

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Quelle place pour le sport dans notre société?

Conclusions d’un débat organisé par la section locale du MCC de Liège.

Constat :

Il y a seulement 30% de la population qui pratique un sport. C’est dramatique au regard des dépenses en soins de santé car l’absence de sport crée des problèmes de santé de toute sorte comme l’obésité, des problèmes cardiaques, la mauvaise gestion du stress …

Au niveau de la masse de sportifs, la Flandre est largement devant la Communauté française mais compte peu de sportifs de haut niveau. Proportionnellement, le sport de haut niveau en CF est devant la Flandre mais le creux est énorme avec le sport amateur (en nombre).

Il y a un manque de considération pour la pratique d’un sport (comparativement aux Etats-Unis et à la Scandinavie par exemple). Le sport n’est pas une priorité dans la vie de la population ni pour les décideurs politiques (budget insignifiant). Dans d’autres pays, il y a une vraie culture du « bouger », du dépassement de soi … Pour beaucoup de nos concitoyens, le sport n’est pas attrayant. Il faut que le sport redonne du rêve et c’est en cela aussi que des élites sont nécessaires à la promotion du sport.

Les infrastructures en CF sont pour une majorité dans un état lamentable. Les clubs travaillent souvent dans des conditions pitoyables (terrains- douches …) et les piscines sont soit fermées ou dans un état de grande précarité. Liège dispose à cet égard de très peu d’endroit pour pratiquer de la natation, notamment le dimanche où pas un seul établissement n’est accessible.

Les entraineurs manquent souvent de formation et de perfectionnement (absence de formation continuée avec apprentissage des nouvelles méthodes d’entrainement sportif). Aujourd’hui les professions qui tournent autour de l’encadrement sportif ne sont pas réglementées (pas d’accès à la profession). Les blessures ou abandon d’un sport n’y sont peut être pas étrangers faute d’entraineurs suffisamment qualifiés sans compter les salles de fitness qui ouvrent un peu partout mais qui sont peu contrôlées en matière de suivi de leurs affiliés (quand vous vous inscrivez dans une salle de sport, on vous explique en cinq minutes l’organisation puis vous êtes livré à vous-même sauf si vous prenez un coach personnel pour un surcoût non négligeable et pour lequel vous n’êtes pas certain de sa compétence)  .

Le sport pour beaucoup est devenu synonyme d’argent sale (paris truqués, financement mafieux …), de « buisines-fric » (salaires des joueurs et montants des transferts indécents …), dopage … Le sport a semble t-il perdu ses valeurs. Sans compter que beaucoup de nos jeunes ont perdu le goût de l’effort (un sport demande de l’énergie, du temps …).

Propositions :

Un centre sportif francophone de haut niveau UNIQUE

Avant de choisir le lieu de ce centre, il faut se mettre d’accord sur les objectifs et la
conception de ce centre (LIEGE ou LOUVAN LN).

Ce centre doit servir à l’ensemble de la Communauté et à tous les sports  et pas seulement à 200 sportifs par exemple.

En outre il doit être VISIBLE de tous pour susciter l’engouement de la population et CENTRAL pour être accessible à TOUS. Il doit être au centre de notre VIE QUOTIDIENNE.

Il doit poursuivre deux objectifs :

– vertical : former des sportifs de haut niveau pour engendrer des résultats sur le plan international et donc créer du rêve et donc encourager naturellement la pratique du sport et faire la publicité de notre région qui GAGNE. Cet objectif pourra de nouveau SUSCITER L’ENVIE à la pratique d’un sport pour nos jeunes

– horizontal : former les entraineurs sportifs, kinés, professeurs d’éducation physique aux nouvelles pratiques du sport et à l’éducation du sport. Pour rendre nos jeunes sportifs, il y a tout un cheminement à suivre indépendamment du sport choisi. Il y a toute une nouvelle éducation du sport à faire passer. Il faut HARMONISER LE CORPS le plus tôt dès la naissance (PIED-DOS-TETE).

Le centre doit jouer également un rôle moteur dans les techniques mentales qui peuvent être diffusées vers le monde de l’entreprise. Donc le centre doit aussi à certains moments être accessible au monde de l’entreprise.

La natation : une priorité COMMUNE à tous les sports

Aujourd’hui sept jeunes sur dix ne savent pas nager quand ils quittent l’école. C’est alarmant quand on connaît l’importance de la natation dans l’harmonisation du corps humain indispensable pour pratiquer un sport mais aussi pour éviter tous les problèmes physiques plus tard (dos …).

Les pouvoirs publics doivent donc réinvestir massivement dans la création de nouvelles piscines ou réaménager les existantes tout en s’assurant qu’elles proposent des horaires suffisamment larges pour permettre au plus grand nombre de s’y entraîner (ouverture les dimanches). Parallèlement, il faut dans des tranches horaires plus creuses permettre aux nageurs de haut niveau de pouvoir s’entraîner dans des piscines olympiques qui sont souvent sous l’emprise de « barons communaux » (Seraing).

A côté des infrastructures, il faut réaffirmer l’importance de la natation à l’école dans les programmes d’enseignement. Par exemple, 2 à 3 heures par semaine dès la première année primaire.

3. Le sport : une priorité BUDGETAIRE

La politique sportive est souvent le parent pauvre des finances publiques.
Les budgets consacrés au sport (et notamment au niveau communal) doivent être revus largement à la hausse. On devrait instaurer un seuil minimum de contribution à la politique sportive dans le budget communal (notion de budget minimum pour le sport). Trop souvent, les décideurs politiques ont tendance à « raboter » en priorité les dépenses du sport quand ils cherchent à équilibrer leur budget.
De plus, il faut assurer que les financements  publics profitent à TOUS les sports et dans
les mêmes proportions.

4. Le Sport au cœur des études

Il faut continuer à permettre à nos jeunes sportifs de haut niveau de concilier études et
sports. Mais il faut aller plus loin dans l’aménagement du temps des études au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire en assouplissant l’organisation des examens et en permettant le plus souplement possible l’allongement  du cursus.

De plus le sport doit véritablement intégrer le cœur de nos écoles primaires et secondaires mais aussi de  nos établissements universitaires et faire partie des programmes académiques. Il faut aménager l’organisation des cours pour permettre aux jeunes d’augmenter non seulement le temps passé à la pratique d’un sport mais aussi de rendre cette dernière plus aisée (temps suffisant pour se rafraichir …). Pourquoi ne pas dégager une APRES MIDI SPORT/semaine systématique ?

Les techniques mentales inculquées dans le sport (dépassement de soi, courage, détermination, concentration, discipline, gestion du stress …) devraient profiter aux programmes d’apprentissage de management des entreprises.

Les techniques de « sport-étude » peuvent être poursuivies mais ne doivent en aucun cas conduire à une voie de garage (on arrive là car on n’a pas réussi dans les autres filières) et garantir la réussite des études.

5. Réglementer : contrôle approprié – statut et accès à la profession d’entraineur sportif

Il faut davantage REGLEMENTER les fédérations, clubs …pour combattre toutes les techniques mafieuses existantes (financement occulte, détournement de l’argent public pour payer des salaires de joueurs étrangers …).

Nos services de contrôle fiscal doivent réorienter leurs recherches aux endroits où se situe vraiment LA FRAUDE ORGANISEE et non pas s’acharner sur des ASBL où parfois des réglementations ne sont pas appliquées mais de bonne foi et sans intention frauduleuse (exemple d’une ASBL de natation en région de Liège qui a dû être liquidée suite à un redressement fiscal).
Il faut entamer un véritable débat sur le statut unique des bénévoles pour tous les sports ainsi que pour les sportifs de haut niveau.

Après la constitution de ce centre de haut niveau, il faut mettre en place une réglementation sur l’accès à la profession de l’encadrement des activités physiques et sportives. Il conviendra de fixer les qualifications requises (avec le centre sportif de haut niveau) et de préciser les conditions d’accès à la profession.

6. Le coût du sport pour les familles

Réapprendre aux parents à réinvestir du temps dans l’éducation du sport de leurs enfants.
Des comportements très basiques  peuvent se faire sans trop de frais : courir dans les bois, jeu de ballon … Pour les autres sports plus couteux , il faut sur base des frais payés par les familles (cotisations, matériel et équipement ou stages sportifs pendant les vacances …), prévoir des diminutions d’impôts comme on le fait pour l’épargne pension par exemple.

Compte rendu de Jean-Michaël SIMAR
Personnes ressources :

– Robert WASEIGE (football)
– JACQUES BORLEE (athlétisme)
– Laurent OTTEN (rugby)
– André HENVEAUX (natation)

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